La présence du frelon asiatique ne cesse de préoccuper le monde des apiculteurs et de la nature en général.

C'est pourquoi Ghislaine Andreux, présidente de l'association "Raconte moi l'abeille" à Saint Nabord est venue expliquer comment lutter contre ces frelons asiatiques.

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Le principe a déjà été expérimenté sur sa commune, le député Naegelen est derrière nous, la Communauté de Communes de la Porte des Vosges Méridionales aussi, et ce vendredi nous devons rencontrer, chez nous, le Ministre délégué auprès de Monique Barbu, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature.

Bilan de la situation actuelle :

Arrivé en Gironde en 2004, à présent, le frelon asiatique colonise toute l'Europe. On le reconnaît à ses pattes jaunes et à sa tête noire.

Il s'attaque aux vergers, vignes, rucher. Un nid dévore 12 kg d'insectes par an (guêpes, abeilles, papillons, bourdons, mouches, libellules : tout ce qui est protéine), il met 2 jours pour détruire une colonie d'abeilles, un nid donne naissance à 500 futures reines pour l'année suivante (une reine = un nid).

Il niche partout, dans les greniers, nichoirs, abri de jardin, haies, bius, terriers abandonnés, tas de bois, au départ, les nids sont à hauteur d'homme, puis ensuite, c'est un citadin, on trouve les nids en hauteur dans les arbres en bordure de foret, à proximité des points d'eau.

La pollinisation est en danger !

La vie du frelon :

Il faut agir pour limiter la prolifération : en 16 jours un nid est prêt, la reine peut pondre. L'hiver les mâles et les ouvrières meurent, les reines qui sont fécondées, elles hibernent, les nids sont abandonnés, ils ne servent qu'une fois.

Les reines émergent au printemps (mars-avril) et construisent leur nid primaire. 60 jours plus tard, arrivent les ouvrières et une multitude de nids secondaires d'où l'importance de repérer rapidement les premiers nids pour limiter la prédation.

Juin, juillet et aôut : début de la prédation, croissance de la population, élevage des reproducteurs, au 15/9 émergence des reproducteurs, fécondation, mort des mâles, des ouvrières et abandon des nids.

Que faire ?

Repérer :

Dés que la température atteint 13° deux jours de suite, il faut piéger ! Le piégeage des fondatrices passe par le repérage des nids, il faut donc fidéliser en amadouant et en appâtant avec une potion à mettre dans un bocal avec une fente et une mèche, composée de 1/3 de bière (brune si possible) 1/3 de vin blanc et 1/3 de sirop de fruits rouges et surveiller la direction des frelons. Un frelon met une minute pour faire 100 mètres. 75 % de la détection passe par ce système.

Signaler :

Lorsqu'un nid est détecté, en 2026, ce n'est plus le SDIS (Pompiers) qui va se déplacer, il faut faire appel obligatoirement à des professionnels certifiés dans la destruction. Ils se déplacent dans les 7 jours qui suivent la signalisation. La mairie dispose d'adresses. Le coût de l'intervention est à la charge du propriétaire du terrain où se trouve le nid.

Prudence :

Ne détruisez pas un arbre porteur d'un nid, il faut faire preuve de bon sens, le frelon n'attaque que s'il se sent en danger, sa piqure est très douloureuse et peut nécessiter un arrêt de travail.

Soutien de la commune et de la CCPVM :

15 pièges, qui demeurent propriété de la commune, ont été remis à des habitants du village qui s'engagent, selon une convention, à rendre des comptes, c'est en passant par une mobilisation massive de chacun que la prolifération sera limitée, que nos abeilles continueront leur pollinisation et que notre nature appréciera le maintien d'une biodiversité d'insectes et de plantes.

Si ces 15 pièges s'avèrent insuffisants, le maire Patrick Vincent et Agnès Daval,1e adjointe, qui suit de près cette opération, aviseront en fonction des besoins.

Les frelons n'ont plus qu'à choisir d'autres contrées d'accueil !